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La Mort à Venise
Thomas Mann

La Mort à Venise

Venise, été 1911. Gustav von Aschenbach, écrivain vieillissant au faîte de sa gloire, arrive dans la Sérénissime en quête de repos. Mais la rencontre fortuite avec Tadzio, un adolescent polonais d'une beauté troublante, bouleverse l'équilibre de toute une existence vouée à la discipline et à la maîtrise de soi. Tandis que la peste asiatique s'insinue dans les ruelles de la cité lacustre, Aschenbach s'abandonne à une passion inavouée, contemplative et dévorante. Dans cette nouvelle crépusculaire d'une densité remarquable, Thomas Mann révèle les abîmes d'un désir interdit et la fascination de l'artiste pour ce qui le détruit.

Ainsi parlait Zarathoustra
Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra

« Les années — pendant, et surtout après, le Zarathoustra — furent un état de détresse sans pareil. On paie cher le fait d’être immortel : on meurt pour cela plusieurs fois au cours d’une seule vie. — Il est quelque chose que j’appelle la rancune de la grandeur: toute grandeur — une œuvre, un acte —, une fois accomplie, se retourne aussitôt contre celui qui l’a accomplie. Par le seul fait qu’il l’a faite, le voilà désormais faible : il ne supporte plus son acte, il n’ose plus le regarder en face. Avoir derrière soi quelque chose qu’on n’aurait jamais dû vouloir, quelque chose où s’est noué le nœud du destin de l’humanité — et l’avoir désormais sur les épaules !… Cela vous écrase presque… La rancune de la grandeur ! » (Friedrich Nietzsche, Ecce Homo, Pourquoi j'écris de si bons livres).

Alice au pays des merveilles
Lewis Carroll

Alice au pays des merveilles

Suivant un lapin blanc pressé, Alice tombe dans un monde où l’on change de taille comme d’idée. Elle traverse un couloir de portes, pleure une mare de larmes, débat avec une chenille, prend le thé chez des fous, sourit à un chat qui s’efface, joue au croquet avec la Reine de Cœur et assiste à un procès absurde. À chaque étape, Lewis Carroll dirige une expérience : que se passe-t-il quand les phrases prennent le pouvoir ? Alice avance, questionne, résiste : le pays des merveilles devient l’atelier où se fabriquent et se défont nos certitudes. En faisant trébucher les habitudes d’Alice, Lewis Carroll nous apprend à mieux voir la logique qui gouverne le monde ordinaire.

Faim
Knut Hamsun

Faim

Un écrivain sans le sou erre dans les rues de Kristiania, balloté entre petits boulots, refus et brèves périodes de grâce. Alors que sa faim s'intensifie, sa vie intérieure change, devient plus erratique et étrangement plus légère. Plus il approche de l'effondrement, plus il se sent libre : libre des conventions, libre des obligations, libre de lui-même. Ce qui affame le corps libère le moi, ne serait-ce que pour quelques instants. Dans ce roman remarquable, Hamsun transforme la faim en une discipline spirituelle et une méditation sur le pouvoir libérateur de la privation.

Apologie de la Poésie
Philip Sidney

Apologie de la Poésie

L'Apologie de la Poésie de Philip Sidney est un plaidoyer en faveur de la valeur et du pouvoir durables de la poésie. Écrit en réponse aux critiques de son époque, Sidney affirme le prestige ancien et universel de la poésie, traçant ses racines en tant que premier porteur de lumière pour la civilisation. Sidney défend la capacité unique de la poésie à enseigner et délecter, soutenant qu'elle surpasse à la fois la philosophie qui offre des préceptes abstraits et l'histoire qui fournit de simples faits. En créant des images parlantes de ce qui devrait être plutôt que de simplement ce qui est, le poète inspire une action vertueuse plus efficacement que tout autre art. Il réfute avec vigueur les accusations selon lesquelles la poésie serait une mère de mensonges, affirmant que ses fictions servent des vérités morales supérieures et que toute défaillance perçue réside dans un mauvais usage humain, et non dans l'art lui-même. Tout en déplorant l'état de la poésie anglaise à son époque, Sidney loue la langue anglaise comme étant parfaitement adaptée à l'excellence poétique. Cette œuvre fondamentale de la littérature anglaise est une célébration de l'imagination créatrice, et un témoignage du rôle essentiel du poète dans la formation du caractère moral et l'inspiration de l'esprit humain.

Le Paradis perdu
John Milton

Le Paradis perdu

Composé après que Milton eut perdu la vue, ce poème retrace la rébellion de Satan, la naissance de notre monde et la première désobéissance humaine. Loin d'être un sermon, le chef-d'œuvre de Milton interroge le paradoxe du libre arbitre face à la toute-puissance divine. Les jugements hâtifs sont rendus complexes par le charisme de Satan et la tendresse d'Adam et Ève. John Milton y expose le conflit entre liberté et obéissance, désir et devoir, ainsi que la lumière qui subsiste après la chute.

L'Iliade
Homère

L'Iliade

Dans le poème épique L’Iliade, Homère raconte les dernières semaines fatidiques de la guerre de Troie, où dieux et mortels s’affrontent, où l’honneur pousse les hommes à la gloire comme à la ruine, et où la colère d’Achille façonne le destin des nations. Riche en drame humain et d’une puissance poétique saisissante, l’épopée d’Homère expose le prix de l’orgueil, de la loyauté et de la guerre.

La métamorphose
Franz Kafka

La métamorphose

Un matin, Gregor Samsa ne peut plus partir travailler. Il est devenu méconnaissable. La maisonnée s’adapte, puis les rapports entre les membres de la famille se durcissent. Kafka dépeint le grotesque avec une précision comique, révélant les pressions du travail et de la respectabilité, et transforme une crise intime en miroir de la vie moderne. Il en résulte une fable limpide sur le devoir, la dignité et les limites du moi. Une oeuvre aussi sombrement comique qu’humaine.

Le dit du Genji
Murasaki Shikibu

Le dit du Genji

Composé au début du XIe siècle, Le Dit du Genji suit un prince d’exception à travers ses amours, les rivalités familiales et les pressions de son rang. Le classique de Murasaki Shikibu mêle peinture des mœurs, poésie et acuité psychologique pour suivre, de génération en génération, le désir et la perte. Il médite sur la beauté et son prix, sur la fuite du temps, et sur la manière dont les sentiments privés façonnent le destin public.

Chéri
Sidonie Gabrielle Colette

Chéri

Dans le Paris de la Belle Époque, la célèbre courtisane Léa de Lonval veille sur Chéri, enfant gâté, depuis son adolescence. Son mariage arrangé avec une jeune épouse convenable brise leur lien, mais la séparation met à nu ce que des années partagées avaient dissimulé : le besoin, la peur, et un attachement que ni l’un ni l’autre ne sait nommer. Chéri est un classique de l’amour, de la possession et de la douleur de vieillir.